Festival 2006
Écritures Au Féminin
C’et le thème que nous avons choisi pour l’édition 2006. Et pourquoi celà ?
Y aurait-il une écriture féminine ? Et un autre masculine ?
À vrai dire, je suis certain que non, l’écriture est une. À la fois masculine et féminine. Par contre, Il y a un vécu qui distingue les hommes et les femmes historiquement. Comme le dit si bien Simone de Beauvoir :
« Il faut que la femme fasse venir les femmes à l’écriture, dont elles ont été éloignées aussi violemmentqu’elles l’ont été de leur corps »
C’est pourquoi nous avons voulu mettre en avant la parole des femmes, dans le théâtre d’aujourd’hui, parole portée par des auteurs féminins et masculins. Une parole nécessaire et fondamentale pour comprendre notre époque. En effet, souvent, les grandes mutations historiques de notre société ont été le résultat de conquêtes féminines et d’un changement profond du rôlr des femmes dans la société. Or, le théâtre a du mal à donner à cette parole la place qu’elle mérite.
Avec les 21 rendez-vous qui constituent la programmation, nous espérons que se feront entendre ces « Écritures au féminin » aux oreilles de notre public, qui fut si nombreux lors de la précédente édition.
Marcos Malavia
Directeur du festival
Les Spectacles du Festival 2006
Dictionnaire Jeanne Ponge
Auteure et interprête : Fabienne Mounier
Production : Faction Mauricette aux œillets
Écrire un dictionnaire et venir en faire la lecture en public. Quelle idée… Oui mais… quel dictionnaire et quelle lecture ! Car Fabienne Mounier entretient des rapports subtils et gracieux avec les mots. Elle effeuille son dictionnaire, mettant au jour des éclats d’enfance aux côtés d’une grand mère à la fois sage et extravagante, souveraine autant qu’imprévisible.
Jeanne Ponge, la grand’mère, tente d’inculquer à sa petite fille toutes les belles choses qui feront d’elle la femme parfaite du vingtième siècle : le goût du travail, le sens de l’économie, la peur des pigeons, l’horreur de la débauche et le mépris des feignants.
La petite fille , elle, s’efforce de faire ce qui lui est demandé : grandir tout en gardant en réserve ces éléments qui lui serviront un jour à écrire le Dictionnaire Jeanne Ponge.
Fabienne Mounier
Auteure et comédienne, elle co-dirige la Compagnie Faction Mauricette aux œillets ave le peintre Daniel Hénon.
Parmi ses pièces : Dictionnaire Jeanne Ponge ; Les longues études, 50 minutes de comédie picturale (1997) avec Daniel Hénon ; Les verticaux (1998) réalisé par France Culture en 2001 ; Les noces d’encre (2000) commande en résidence de la Chartreuse et de la Caravanne des auteurs (Bourse de la DMDTS).
En 2006 elle crée Cruelle Zélande (auteur anonyme) avec dix comédiens.
Vendredi 10 novembre Chapiteau Place Dampierre
Paroles de femmes
Auteurs : d’après les textes écrits par des femmes de Bagneux lors d’ateliers d’écriture animés par Marcos Malavia, Muriel Roland et Judith Vitez.
Montage et chansons : Muriel Roland
Mise en scène : Marcos Malavia
Interprété par des femmes, habitantes de Bagneux et des comédiens professionnels
Lumières scénographie : Erick Priano
Production : Compagnie SourouS
Depuis le mois de mars 2006, à travers de nombreux ateliers d’écriture, la Compagnie SourouS recueille la parole et les écrits de femmes vivant à Bagneux.
Certaines de ces femmes deviendront, si elles le souhaitent, comédiennes d’un soir, sur scène, mêlées aux acteurs professionnels, interprétant leur propre texte ou celui d’une autre auteure « en herbe »
J’ai entendu dire, qu’au début, les règles, Dieu les avait données à l’homme, mais il mettait du sang partout, il ne savait pas tenir le secret. Les femmes si, alors maintenant, c’est elles qui les ont. Elles savent se cacher, les femmes, elles savent se taire.
Ce projet s’inscrit dans la continuité du travail de la Compagnie SourouS, plus que jamais convaincue, que donner l’occasion à quelqu’un d’entendre, sous les feux des projecteurs, sa propre voix mêlée à celle des autres, c’est contribuer à ce qu’il renoue avec une confiance perdue en sa propre singularité.
Il est urgent de favoriser l’émergence de cette parole et la rencontre du public avec des personnalités passionnantes, quand on a trop tendance à croire qu’une vie intérieure digne de ce nom serait l’apanage des artistes, des intellectuels et de ceux qui ont « les moyens ».
Avec le concours des Centres Socio-Culturels Fontaine-Gueffier, Jacques Prévert, du Germae, des cours d’alphabétisation du CSC Jacques Prévert, de l’AIB, de l’ORU. Avec le soutien du FSE.
Oui ! Oui !!! Chou amer et tristesse
de Fabienne Mounier
Mise en scène et interprétation : Fabienne Mounier
Peintre dessinateur : Daniel Hénon
Technicien : Christophe Prost
Production : Faction Mauricette aux œuillets
Sur le plateau, deux individus. L’un peint, l’autre parle, chacun absorbé par son activité… L’on pourra toujours s’amuser à en trouver le fil commun… Au moins on pourra dire qu’ils sont occupés à faire leur autoportrait.
L’un, de dos, face à un mirroir, est éternellement occupé à dessiner, effacer, dessiner, aller à l’os, à l’être mortel. L’autre, installé face au public, parmi ses paperasses, raconte une joyeuse envie de harponner la vie, d’en comprendre les bifurcations de parler de ces êtres croisés dans sa vie. Finalement, chacun parle de soi avec ses armes, mots ou pinceaux.
Fabienne Mounier / Daniel Hénon
Ils collaborent au théâtre et en littérature jeunesse
(École des Loisirs, Histoire du petit tabouret et La forêt des grands).
Oui ! Oui !!! Chou amer a été créé au festival Fictions à Dijon en 2004.
Dimanche 12 novembre Théâtre Victor Hugo 16h30
Que fait-on de nos jours ?
de Jeanne Vitez
Mise en scène : Jeanne Vitez, Fred Costa, Marie Vitez
Musicien Fred Costa, compositeur et saxophoniste
Photographe : Marie Vitez
Lumières : Anne Marin
Production : Théâtre de l’Oeuil noir
Je tu elle marche sur le plateau comme dans sa mémoire. Jeanne Vitez ramasse des souvenirs de petite fille livrée au bistouris – son corps meurtri et douloureux – elle convoque ses cauchemars et ses peurs d’enfant ett elle remonte à la surface de nos jours sa soif enfantine de comprendre son corps et sa vie – la vie.
Le plateau, balayé par la musique de son amiFres Costa, est comme un champ opératoire ou un laboratoire photographique, où elle déambule parmi les photos de fragments d’elle-même faites par sa sœur Marie. Apparition. Réapparition.
Jeanne Vitez
Comédienne, marionettiste et metteur en scène depuis 1973, elle a travaillé avec de nombreux auteurs et metteurs en scène.
En 1987, Elle fonde avec Grégoire Callies le Théâtre du chemin creux – théâtre et marionnettes en direction du jeune public – et reprend le Théâtre de l’Oeil noir en 1998. Elle exerce régulièrement au sein de différents ateliers de pratique artistique, de direction d’acteurs ou de manipulation de marionnettes (Théâtre Nationnal de la Colline, Théâtre aux mains nues…).
Charlotte Rampling dit "De dimanche en dimanche"
de denise Bonnal
accompagnée d’une musicienne
Mise en voix : Marcos Malavia
D’ordinaire les dimanches en famille sont joyeux, faits de siestes réparatrices ou de promenades vivifiantes. D’ordinaire frères et sœurs sont réunis pour des jeux interminables pendant que les adultes bavardent autour du café…
[…] L’écriture sensible de Denise Bonnal s’accorde merveilleusement à ce tableau impressionniste, tout en pointillés. Dans cette pièce à trois, l’auteure propose un huis clos tendre que l’espace immense et les silences de sa langue habillent parfaitement. Ces dimanches laissent les personnages dans un désarroi provisoire et immergent lecteur et spectateur dans un plaisir rare.
Éditions théâtrales
Théâtre à une voix, pour faire entendre un auteur de théâtre d’aujourd’hui par la voir d’une personnalité exceptionnelle du monde des arts, et faire retentir son écriture auprès d’un large public.
L’actrice Charlotte Rampling a chaleureusement répondu à notre invitation.
Denise Bonnal
Néee en 1921, elle s’est très tôt tournée vers le théâtre avant de s’engager dans l’écriture en 1971.
Ses pièces sont le plus souvent situées dans un cadre réaliste, traitant de faits divers et particulièrement des conflits familiaux. Elle a écrit entre autres Légère en août, Honorée par un petit monument, Passions et prairies, Féroce comme le cour, Turbulences et petits détails.
Ses pièces sont traduites et mises en scène à l’étranger notamment aux États Unis, en Belgique, au Canada, en Grèce et en Allemagne. Elle a reçu de nombreux prix dont le pris Arletty pour l’ensemble de son œuvre, le Molière 2004 du meilleur auteur pour Portrait de famille et le grand prix de littérature dramatique 2006 pour De dimanche en dimanche.
Histores d’elles aux pupitres
Conception : Laurence Cazaux
Comédiens : Julie Binot, Laurence Cazaux, Patrick Gay Bellite
Production : Pôle acteurs et pupitres de la Compagnie des Champs
Dans une forme légère et ludique, à mi-chemin entre la lecture et le spectacle, trois comédiens devant un pupitre viennent partager des coups de cœur de textes de dramaturges contemporains. Répondant pour la deuxième année à l’invitation du festival Auteurs en Acte, ils vont, cette fois-ci, être les passeurs d’écritures féminines, de paroles d’« elles », tout en cherchant aussi comment certains « ils » peuvent évoquer ces « elles ».
La « fabrication » de cette lecture est en cours, cheminant autour des textes de Noëlle Renaude, Zinnie Harris, Nicole Sigal, Marine Auriol…
Action culturelle :
Dans le cadre d’un atelier théâtreanimé par la Compagnie SourouS au Lep Léonard de Vinci, Laurence Cazaux animera une session avec des élèves qui interviendrontau cours de son spectacle lors des trois représentations du Festival, CSC Gueffier et en scolaire au LEP et au Lycée Saint Gabriel.
Têtes parlantes
de Alan Bennett
Traduction : Jean-Marie Besset
Mise en scène : Jean Philippe Salério
Technicienne : Brigitte Molto
Production Nième Compagnie, Textes à dire
Pour donner vie à ces têtes parlantes, un acteur et un plasticien. L’acteur qui parle, le plasticien qui imagine un objet, univers intérieur du personnage. Une tête qui dépasse de l’objet, deux mondes qui se contraignent et se complètent l’un l’autre. L’un pour nos yeux, l’autre pour notre oreille.
Une « chose » hybride entre un homme et un objet sera donc posée quelque part dans le théâtre. Corps imaginaire, objet animé, tête parlante, elle nous racontera son histoire.
Nous accueillerons les trois têtes parlantes suivantes :
Un lit parmi les lentilles
Avec Claire Truche. Plasticien : Roger Groslon
Une femme sans importance
Avec Blandine Laurin. Plasticien Jean-Philippe Aubanel
Un bi-choco sous le sofa
Avec Françoise Monneret
Plasticiens : Angelina Herréro, Jean-Pierre Naudet
Alan Bennet
Très populaire en Angleterre , cet auteur dramatique et scénariste a beaucoup écrit pour le théâtre. Il traite du quotidien et du mondain, sur un ton à la fois ironique et tendre.
Et si ses personnages sont enracinés dans un environnement social particulier, ils soulèvent des questions d’un intérêt bien universel.
Jeudi 16 novembre Théâtre Victor Hugo 20h30
Les Inavouables
de Catherine Zambon
Mise en scène : Vincent Dhelin
Collaboration artistique : Olivier Menu
Création musicale et sonore : Jean-François Hoël
Mouvement : Bérénice Legrand
Lumière : Annie Loridan
Assistante scénographe : Christelle Delcambre
Construction : Alexandre Herman
Comédiens : Sophie Bourdon, Olivier Chantraine, Delphine Delafosse, Olivier Menu, Philippe Peltier
Coproduction : Les Fous à réaction (associés), Le Vivat, scène conventionnée d’Armentières.
Soutien : Les scènes d’Abbeville
Les inavouables sont autant de pièces d’un puzzle qui porte en lui la promesse d’un regard sur le monde d’aujourd’hui dans ce qu’il a de plus effrayant, mais aussi de plus drôle et de plus émouvant.
Les petites confesssions dans la grande catastrophe de la vie… Les petites histoires qui existent dans la grande… Pourquoi raconter l’histoire de sa vie si l’on n’a pas peur de la perdre ? Voilà qui justifie ces révélations, ces inavouables, dont les comédiens de cette tribu des habitants du monde vont se saisir pour inventer toutes ces vies entrecroisées et nous emmener doucement au cœur de l’humain, dans la fragilité d’un “mentir vrai”. Quelqu’un se met à parler. quelqu’un l’écoute. Tout peut arriver.
Catherine Zambon
Après des études au Conservatoire de région de Lille, elle poursuit une carrière d’actrice, de metteur en scène et d’écrivain. Elle dirige également des ateliers d’écriture auprès de populations diverses (École régionale d’acteurs de Cannes, auprès de jeunes en difficulté, en milieu rural…). Elle dirige les ateliers de réalisation théâtrale du Festival de Valréas depuis 2001.
Parmis ses nombreuses pièces (Éditions Émile Lansman) : Catarineto, La Héronnière, La Mauvaise, Les Balancelles, Les Saônes.
Femmes de plume
Lecture d’extraits
Avec Albertine Itela, Michèle Bustamante, Marie-Aude Weoss, David Noir, Etienne Pommeret
Production : Collectif Femmes de plume, Compagnie Pièces Montées
Femmes de plume est un collectif de femmes actrices qui écrivent et qui prennent la parole pour révéler des écritures fortes et singulières de femmes allant de Colette à Alina Reyes. De là un bouquet de paroles d’aujourd’hui.
Associant le public à la réalisation de leurs projets, ces Femmes de Plumese dévoilent à son regard à diverses étapes de leur travail. D’où nous parlerons de chantiers de création.
Grammaire du retour
de Véronique Laupin par l’auteure
Poèmes, rythmes, suffocations, réponses, questions, aphorismes, et divagations : autant de positions disant comment une femme, revenant d’une longue sensualité perdue, traverse l’époque comme un boxeur métaphysique.
Comédienne depuis 1988, Véronique Laupin choisit des « aventures » de compagnies (Compagnie Brozzoni, Défriche Compagnie, Compagnie de l’Escabelle, Compagnie des lézards qui bougent, Compagnie du pitre blême…) avec lesquelles travailler sur le long terme. Elle est auteure de deux pièces (Sous un ciel et Sauf un) de plusieurs romans et d’un recueil de poêmes (Grammaire du retour). Elle a fondé les éditions du Bel Aujourd’hui à Lyon.
Félicité dans un arbre
de Grace Paley (USA), par Clothilde Moynot
Du haut d’un sycomore tronant au cœur d’un jardin public à New-York, vue plongeante sur les hommes, les femmes, les enfants, la ville. Où comment l’éducation de ses deux enfants fait brusquement passer une femme de la sphère personnelle à la sphère politique.
Grace Paley naît en 1922 à New-York dans une famille de juifs russes émigrés. Elle grandit dans le Lower East Side et le Bronx, au cœur de la vie colorée de l’immigration New-Yorkaise. Dès ses premières publications en 1959, elle s’est affirmée comme l’un des écrivains contemporains de fiction les plus brillants et originaux d’Amérique du Nord.
(Publiée en France chez Rivages Poche)
La vie des Sirènes dans la Pulpe des Oranges, Lilith
de Sabine Mallet, par Marie de Bailliencourt.
Un plongeon, au dou souvenir des dimanches gourmands avec grand-mère, après la messe. Pour combler le vide d’amour, à chacun sa cuisine. Elle a trouvé sa recette !
Après des études de lettres et d’anglais, Sabine Mallet passe par « la rue Blanche » où elle découvre sa passion pour l’écriture et rencontre Marie de Bailliencourt. Elle se consacre à l’écriture (nouvelles, pièces, romans) et obtient notamment des aides de Beaumarchais et du Centre National du Livre.
Nouvelles et chroniques
de Clarice Lispector (Brésil), par Clothilde Ramondou
Lispector disait : « Je suis dans le royaume de la parole. J’ai cherché à pénétrer dans ce royaume, comme par effraction. À me glisser dans cette écriture qui dit sans fin la complexité de la rencontre avec l’autre : chose, enfant, femme, chien ou poussin, instant présent. Dans un espace abandonné, avec une chaise et la lumière du jour déclinant ».
Clarice Lispector, née en 1920 sur le chemin de l’exil de ses parents, juifs ukrainiens, est devenue l’une des voix majeures de la littérature brésilienne du vingtième siècle. Des années 1940 jusqu’à sa mort en 1977, elle écrit une œuvre riche et singulière : romans, nouvelles, chroniques, histoires pour les enfants et essais.
(Éditions des Femmes)
Jason’s Love de Batz
de Marianne Clévy
L’amour de Jason n’a pas encore de nom. Et lui s’en fout, Il ne sait pas qu’il sera Argonaute, il ne connaît rien ou si peu l’Antiquité. C’est aujourd’hui ou demain, entre la gare, le Palais, l’hôpital et la home page de ton pet quotidienque ce construit l’histoire d’amour de ce Jason là. Un jeu de massacre rigolard à mille à l’heure (ou je te rattrape)…
Comédienne, metteure en scène, directrice de compagnie, conceptrice de festivals et de rencontres artistiques en France ou à l’étranger, Marianne Clévy est actuellement conseiller artistique au Centre dramatique de Rouen et dirige les rencontres Corps de Textes. Un parcours dont Jason’love constitue un premier « vrai » rendez-vous avec l’écriture.
Samedi 18 novembre Théâtre Victor Hugo 19h30
3 mètres sur 2
ou de la Révolution comme un périmètre d’expérience entre deux chaises
Auteure : Perrine Griselin
Mise en scène : Nathalie Vannereau, Chantal Péninon
Scénographie : Adrien Jutard
Lumières et régie générale : Eric Vuillaume
Comédiens : Jean-Michel Coulon, Valérie Vivier
Production : Théâtre Parenthèse
Deux personnages, un homme, une femme, vont nous occuper une heure durant avec un impérieux besoin de causer. Il veut causer. Il veut réveiller l’humanité. Il causera et elle s’en étonnera. Il sera question de « révolution », dans tous les sens du terme, mais bien d’autres choses aussi, comme de la solitude, de l’impossible relation, du théâtre, avec ses artistes et ses spectateurs.
“Sous couvert de nous faire une révolution et ses sens stricts, les deux comédiens proposent une vision déjantée de la vie de tous les jours et un décryptage au vitriol de l’actualité. Les deux acteurs font dans l’humour noir. L’ironie mordante, un rien désespérée, ajoute à la force du propos un ressort comique rare”.
La Montag,e (2003)
Perrine Griselin
Comédienne, metteur en scène, Perrine Griselin est aussi auteure de théâtre. Elle a été boursière de Beaumarchais et a reçu l’aide à l’écriture de la DMDTS et du CNL pour 3 mètres sur 2.
Son dernier texte Prendre… appel, Donner… corps, Rendre… l’âme écrit en résidence à la Charteuuse en 2004 avec l’aide du CNL, a été créé en janvier 2006 par le Théâtre Parenthèse au Théâtre de l’éphémère au Mans.
Perrine Griselin est actuellement auteure associée au Centre dramatique régional de Rouen.
Autour du Festival 2006
Présentation du livre Paroles en acte 2005
Le Festival Auteurs en Acte s’associe aux Éditions de l’Amandier pour publier un livre mémoire des débats Paroles en acte et de Spectateurs en Acte.
Ce livre sera donc la trace de l’édition précédente. Nous pourrons cette année lire les échanges entre Messaoud Benyoucef, Salmi Hami et Kazem Sharyari sur la question de l’intégration favorisée par l’art et la culture, lors du débat animé par J. P. Han en 2005 ainsi que des extraits des « journaux de bord de festivalier » écrits par les stagiaires de spectateurs en Acte.
Mercredi 15 novembre Médiathèque Louis Aragon 18h30
Rencontre avec Denise Bonnal
Nous souhaitons dans le cadre des Écritures au Féminin, une rencontre avec Denise Bonnal, auteure majeure du théâtre d’aujourd’hui.
Le public, qui aura pu assister la veille à la lecture spectacle de sa pièce De dimanche en dimanche, aura ainsi l’occasion d’entendre Louise Bonnal nous retracer son riche parcours et nous parler de son écriture.
Des comédiens liront par extraits Turbulences et petits détails.
Rencontre animée par Jean Pierre Han
(journaliste, critique dramatique, rédacteur en chef des Lettres Françaises et de Frictions).
Mercredi 15 novembre Médiathèque Louis Aragon 19h00
Femmes en chansons
Avec Salvatore Caltabiano, Raymond Gil, et Muriel Roland
et des chansons de R. Gil, S. Caltabiano, R.P. Groffe, ZM.Zimmermann, Ch. L. Pothier, Paula Chabran, R. Couve, L. Boyer, Ted Synder, F. Blanche, E. Bischofff, Haëndel…
Ils sont légion,
les dangers qu’encours au repos
le viril guerrier…
La faute, bien sûr,
aux étranges et maléfiques créatures féminines
qui peuplent les chansons :
Perfides geishas,
fourbes espionnes du Sahara,
vénéneuses Divas des faubourgs,
vestales effarouchées
se muant sans crier gare
au milieu d’un baiser
en cruelles Gorgones,
ou abominables Médées…
Bref, vous aurez reconnu
tantôt idole sacrée,
tantôt animal méprisé
LA FEMME
privée,
sous les masques changeants
des fantasmes,
de son droit
à être tout simplement
humaine.
C’est au travers du répertoire chanté de cette cruelle et néamoins drolatique guerre des sexes, que vont nous embarquer avec délectation les trois comédiens-chanteurs fantaisistes pour notre pour notre plus grande (et perverse joie…
Samedi 18 novembre Théâtre Victor Hugo 22h00
Paroles en acte 2006
Le Festival Auteurs en acte s’est toujours inscrit dans une réflexion globale sur la place de l’art dans la société. Il nous semble donc très important que parallèlement à la programmation artistique, le Festival puisse participer d’un débat d’idées quand au rôle de l’art.
Accompagnant la programmation, le thème, cette année, portera sur la parole féminine dans notre société.
Participeront à cette réflexion des personnalités du monde associatif de la ville, des intellectuels et des artistes.
Débat public animé par Diand Scott, critique-journaliste et auteure
intervenantes pressenties :
Marie Hélène Benmaza, écrivain public
et responsable des groupes d’alphabétisation au CSC Jacques Prévert
Monique Cournot-Ganin, psychanaliste
Louise Doutreligne, auteure et metteuse en scène
En ouverture et en fermeture du débat, Marianne Basler viendra lire des extraits de la pièce « La bancale se balance » de Louise Doutreligne.
Samedi 11 novembre Chapiteau place Dampierre 15h00
Spectateurs en Acte
Le Festival Auteurs en Acte s’attache à faire découvrir les écritures contemporaines. Pour cela, il est important de créer un public actif, de susciter l’intérêt autour de ces auteurs. Obéissant à ce souci, la Compagnie SourouS met en place un stage de découverte théâtrale et de sensibilisation : donner les moyens de mieux apréhender un spectacle, découvrir des clés personnelles pour le décryptage d’une œuvre, pour éventuellement en rendre compte, rencontrer les artistes au cours d’ateliers…
Ce stage, dispensé sur trois jours, a pour but d’aider le spectateur à écrire son Journal de bord du festivalier.
Stage animé par Marcos Malavia, un critique journaliste, les artistes accueillis au festival. Tout public à partir de 14 ans.
Samedi 11, dimanche 12, samedi 18 novembre de 9h00 à 13h30 Chapiteau place Dampierre et place Victor Hugo
L'Équipe du Festival
Marcos Malavia, Christine Huet, Erick Priano, Valérie Foury, Muriel Roland, Judith Vitez, Damien Lazartigues, Sandrine Moaligou
en collaboration avec l’équipe du théâtre Victor Hugo, la Direction des Affaires Culturelles de Bagneux et les équipements culturels municipaux.
