Festival 2013 - 18ème édition

Décloisonnons !

Présentation de l’édition 2013

Théorie de la catharsis d’Aristote, art thérapie, mise en scène de
la médecine dans les pièces de théâtre (Molière et d’autres),
opérateurs et charlatans du théâtre de foire du XVIIIème siècle,
scène comme lieu psychique et espace mental, dramaturges
médecins (Tchékov etc.), hommes-médecine indiens et chamans
de tous continents, à la fois acteurs, metteurs en scène et
soignants… La liste est longue des relations quasi congénitales
qui lient théâtre et médecine, même si ce lien s’est distendu avec
l’avènement d’une médecine plus technicienne, et malheureusement
en proie aux affres de l’idolâtrie de la rentabilité à tout prix. Ce n’est
donc pas un hasard si aujourd’hui, gens de théâtre et de médecine
recherchent si éperdument à se relier à nouveau, tant au travers
des auteurs exerçant également la profession de médecin, que par
des collaborations entre les praticiens du théâtre et les équipes
soignantes dans leurs efforts pour améliorer les relations aux
patients, et retrouver peut-être dans ce compagnonnage, une
médecine plus humaniste.

Après le Chantier Auteurs en Acte 2012, c’est donc également
autour de ce thème que s’articulera, pour sa 18ème édition, le
festival AUTEURS EN ACTE 2013 à travers des spectacles, et
notamment la création d’un texte inédit, des mises en espace, un
débat et des rencontres avec des auteurs.

Consacrer notre festival à ce croisement, c’est aussi une invitation
au spectateur, même s’il n’est ni dans le monde de la médecine,
ni dans celui du théâtre, à procéder lui aussi à ses propres réflexions,
dans son propre “théâtre mental”, avec l’espoir que s’ouvrent à lui des
pistes nouvelles sur son propre champ d’activité ou de pensée.

C’est pourquoi nous adressons cette programmation à tous les
curieux, quelles que soient leur discipline, leur métier ou leurs passions.
En effet, nous vivons dans un monde régi par les spécialistes et les
experts (de l’urbanisme, de l’économie, de la politique, de la sécurité,
etc.). On oublie trop souvent qu’ils sont aussi les représentants
d’une classe, d’une profession et de ses intérêts particuliers, et
que loin de travailler à partir de postulats neutres, leurs pratiques
découlent au contraire d’une idéologie qui ne s’avoue pas, et qui
prend très facilement le visage de la NORME en remplacement de
la LOI pour imposer ses diktats et ses évaluations. Dès lors, il nous
a semblé utile, en manière de résistance, de témoigner du dialogue
fécond qui peut exister dans l’interdisciplinarité des métiers.

Un exemple de cette interdisciplinarité est la création pour le
festival 2013, de Trilogie hospitalière. Cette pièce s’inspire de
l’expérience d’une étroite collaboration que la compagnie Sourous
développe avec le service de diabétologie de l’Hôpital parisien de
la Pitié Salpêtrière, par la mise en place d’ateliers du Théâtre du
Vécu, démarche inventée par le Professeur en médecine
JP. Assal et le metteur en scène M. Malavia, pour aider les
malades à exprimer leur vécu. Nous aurons aussi l’occasion
d’entendre et de voir diverses formes théâtrales qui font écho à
cette recherche qui anime la scène actuelle et qui permet le
“DECLOISONNEMENT”, dans lequel nous voyons une piste
prometteuse pour reconquérir la vitalité tant du théâtre que
d’autres champs de l’activité sociale et artistique.

Le “décloisonnement” suppose la nuance, le regard sans a priori
sur la spécificité de l’autre, et sur ce qui, dans sa discipline, nous
pousse à un regard neuf sur la nôtre. Elle suppose également un
fond humain commun, qui fait dire, au-delà de la spécificité de nos
métiers et de nos savoir-faire : “nous avons besoin de votre expérience”.

Un besoin vital, qui nous semble seul à même de créer une résistance
efficace à la confiscation, par les seuls professionnels, de pans
entiers de notre vie.

Marcos Malavia & Muriel Roland

Les Spectacles du Festival 2013

Soirée d’ouverture
Vendredi 15 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Mise en scène et chorégraphie :
Thierry Escarmant et Manon Avram

Comédiens : Fanny Avram, Frode Bjornstad

Danseurs : Cindie Cantet, Victor Virnot

Compositeur et guitariste : Ryan Kernoa

Sonorisateur : Stephan Krieger.

Compagnie Écrire un Mouvement

Cette pièce, en version lecture musicale, nous avait éblouis lors des Chantiers Auteurs en Acte 2012. C’est avec délectation que nous recevons cette année cette version complète avec des danseurs et une scénographie d’image.

Ce spectacle s’articule autour des interrogations soulevées par un sentiment d’impuissance que nous éprouvons parfois face aux réalités sociales, politiques et culturelles de l’humain. Un sentiment qui s’étend parfois jusqu’à cette sensation de claustration et de malaise que Camille de Toledo appelle « Le nouvel enferment » et
qu’il précise ainsi : « Je suis un asthmatique de l’âme. Je veux dire par là que l’époque me pose un problème respiratoire. Je manque d’air. »
Si d’autres auteurs tels que Didier-Georges Gabily, Miguel Benasayag ou Bernard Stiegler nourrissent cette création, c’est du côté du corps que les tentatives de réponses sont abordées. Un corps qui s’offrirait en écluse fébrile comme dernier rempart. Un corps qui dessinerait dans l’air une réponse aphone, esquivant le verbe et la friabilité des discours, tentant de suspendre, ne serait-ce que quelques instants, les dialectiques et les oscillations entre résistance et résignation.

Écrire un Mouvement est une compagnie basée à Pau depuis 1989 et dirigée par ’auteur, chorégraphe et metteur en scène Thierry Escarmant.
Le corps en termes d’implication et d’engagement est central dans ses projets, qu’il s’agisse du rapport à la danse, au texte, à la musique ou à la vidéo. Il crée des pièces pour la scène ainsi que des petites formes adaptées à tout type d’espace visant à replacer l’art dans le quotidien des gens.

Samedi 16 novembre Maison de la Musique et de la Danse 20h30

Texte et mise en scène : Marcos Malavia

Direction d’acteurs : Muriel Roland

Avec : Mehdi Djaoud, Roselyne Geslot,
Marcos Malavia, Léah Njeim et Muriel Roland.

Technique : Erick Priano

Compagnie Sourous

Trilogie hospitalière s’inspire des récits élaborés par des malades lors d’ateliers appelés Théâtre du Vécu, sans chercher à reconstituer la démarche qui est développée lors de ces séances, mais plutôt dans le but d’explorer le vécu et le rapport qu’on peut avoir avec la maladie chronique. Le texte réunit, à la manière d’une suite de courts métrages, trois séquences : l’époustouflante nouvelle annoncée à un patient atteint de diabète depuis l’âge de 8 ans ; le débat de Brigitte, avec son propre diabète ; le combat d’Antoine
sur un ring contre sa maladie. Ces trois textes sont entrelacés par les réflexions d’une infirmière, qui s’interroge sur son rôle de soignante et sur la médecine en général.

LE THÉÂTRE DU VÉCU a été créé et mis en place en 2002, par Jean- Philippe Assal, médecin et Marcos Malavia, metteur en scène, dans le but de permettre aux patients comme aux soignants d’exprimer et de partager leurs expériences de vie par l’écriture et la mise en scène. Depuis, plus de 250 participants ont pris part à ce processus de création : patients atteints de maladies ou de situations chroniques (diabète, obésité, insuffisance rénale, maladies cardio-vasculaires, cancer, anorexie, dépression) et les soignants ou les humanitaires qui les accompagnent. Le Théâtre du vécu a été mis en place depuis deux ans à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris en collaboration avec le Professeur André Grimaldi.

 

Dimanche 17 novembre
Maison de la Musique et de la Danse 17h00

Texte et mise en scène Vincent Ecrepont

Avec : Pierre Giraud, Jana Klein, Ariane Lagneau, Ph. Quercy, Josée Schuller

Collaboration artistique : Laurent Stachnick

Collaboration chorégraphique : Olivia Grandville et Benoît Lachambre

Scénographie et costumes : Annabel Vergne

Lumières : Philippe Lacombe / Son : Fanny de Chaillé

Compagnie à vrai dire

Un équilibrisme vital, une épure vers l’essentiel : voilà ce qu’a tiré Vincent Ecrepont, avec pudeur et tendresse, des témoignages de patients rencontrés dans plusieurs services de cancérologie et de soins palliatifs. La pièce assemble avec minutie cette mosaïque de paroles précieuses, comme une partition intime et délicate, dans laquelle il n’est question que de Vie. Il trouve un tempo délicat, parfois vif et joyeux, alternant coups de poings et sourires, face à une parole droite et lucide.

Comme les mots pressés par l’appétit de dire, des idées simples
jaillissent. Chacun dévoile ce que la maladie a modifié de son désir
de vie, de son ancrage dans l’instant, de sa vision de l’existence et
du temps. Soigneusement guidé par des acteurs à fleur de peau,
on oublie la mort pour recevoir le nectar vivifiant de ces messages.
Ils sonnent comme autant d’appels à vivre, à partager, à exprimer
quand il est temps. Dans cette magnifique simplicité, La chambre
100 libère les âmes et la parole, parlant finalement plus de « mal à
dire » que de maladie, dans un moment lumineux et dense.

Coproduction : L’Avant-Seine, Théâtre de Colombes. Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication, la DRAC – Picardie, le Conseil Régional de Picardie, le Conseil général de
l’Oise, la Ville de Beauvais, le Théâtre National de Bretagne et l’ADAMI.

 

LECTURE-MISE EN ESPACE

Mardi 19 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Auteur : Saverio La Ruina
Traduit de l’italien par Federica Martucci et Amandine Mélan

Mise en scène : Antonella Amirante

Avec : Federica Martucci (textes), Solea Garcia-Fons (chants)

Lumière : Julien Dubuc

Cie AnteprimA

Un texte italien qui touche à l’universel. Un homme écrit un monologue pour une femme qui parle de toutes les femmes. Sur ces
droits que l’on croit acquis mais qui ne le sont pas au fond,
puisque les regards continuent de juger et de blesser. Toujours.
Saverio La Ruina fait parler une grand-mère pour nous raconter la
vie des femmes dans un contexte géographique et historique où
la parité homme/femme n’affleurait ni la pensée et encore moins la
vie de tous les jours. Sa distance et son humour nous permettent
de mieux réfléchir sur la situation actuelle et l’on est en droit de se
demander si ces regards réprobateurs ont vraiment changé.
Une identité qui se construit aussi à travers le reflet du regard des
autres. Federica sera accompagnée sur scène par la présence et
la voix de la jeune chanteuse Solea Garcia-Fons. Les chants
populaires de la Méditerranée livrés sans artifice, a capella, nous
font voyager dans d’autres villages, dans d’autres langues et
découvrir d’autres visages de femmes qui partagent le même
combat. La voix de Solea nous fera entendre la portée universelle
des paroles de Vittoria.

Saverio La Ruina est acteur, dramaturge et metteur en scène.
Diplômé de la Scuola di Teatro de Bologne, il fonde en 1992, avec
Dario De Luca, la compagnie Scena Verticale à Castrovillari en
Calabre. Toujours avec Dario De Luca et la compagnie Scena
Verticale
, il prend la direction artistique du festival de théâtre
Primavera dei Teatri en 1999 qui est récompensé par le Prix
Bartolucci en 2001 et le Prix UBU en 2009. Scena Verticale reçoit
en 2003 le Prix de la Critique Théâtrale décerné par l’Associazione
Nazionale dei Critici Teatrali. Un énième prix UBU (Nouveau texte
italien) lui est décerné en 2010 pour La Borto, monologue dont il
est encore une fois l’auteur, le metteur en scène et l’interprète.

 
 
 

Mercredi 20 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Texte & Mise en scène : Filip Forgeau

Avec : Soizic Gourvil et la voix de : Féodor Atkine

Lumières : Claude Fontaine

Univers Sonore : Benoît Valade

Compagnie du Désordre

Ceci est le deuxième volet d’un projet intitulé « Les Chambres » et
comportant plusieurs autres portraits frictionnés, inspirés par la vie
et l’œuvre de figures de la littérature, de la peinture, de la musique,
du cinéma ou de la danse.

Chambre : Du latin camera « voûte ». Pièce. Pièce d’habitation.
Pièce où l’on couche.

Où l’on rêve aussi parfois. Où l’on a souvent peur, enfant. Où l’on
garde ses peurs d’enfant, parfois. Endroit où l’on se retire du
monde. D’où l’on l’observe aussi. Lieu de l’intime. Universel. Lieu
universel de l’intime.

Anaïs Nin

Son journal, dont elle a écrit six tomes entre 1931 et 1966, n’a cessé à la fois « d’écraser » et de « sauver » Anaïs Nin. Elle, qui se considérait elle-même comme une « exploratrice », disait qu’il lui fallait visiter les contrées qu’elle allait décrire. Luttant contre la réalité, ce journal, qui dévora trente-cinq années de sa vie, était le seul pont qui la reliait à la vie de tous les jours, son seul lien avec un monde qu’elle n’avait pas créé. Sa liaison avec Henry Miller, et ses rencontres avec Aldous Huxley, Lawrence Durell, Tennessee Williams, Marguerite Duras ou Romain Gary, tous ces vagabonds de l’esprit qu’elle n’a cessé de fréquenter des deux côtés de l’océan, ont nourri son oeuvre et l’exploration de la vie intérieure de la femme qu’elle contient.

Création librement inspirée de  » Voyage à travers la folie » de Mary Barnes

Jeudi 21 novembre
Maison de la Musique et de la Danse 20h30

Adaptation, Mise en scène et interprétation : Véronique Widock
Sous le regard de : Elisabetta Barucco

Scénographie : Gérard Didier

Création lumière : Pierre Gaillardot

Création bande son : Eric Mariette

Création costumes : Didier Jacquemin

Travail de la voix : Louise Vertigo

Travail du mouvement : Gilles Nicolas

Témoignages sur la bande son : Guy Dana et Mikael Guyader

Cie Les Héliades

« Une grande partie de mon être était tordue, enfouie, enroulée sur elle-même, comme un écheveau de laine emmêlé dont on a perdu le bout. »

Ainsi commence le journal de Mary Barnes, une femme ordinaire
dont l’histoire va bouleverser l’Angleterre des années 70.

Mary a quarante deux ans quand la raison lui échappe avec les
premiers signes de ce que les médecins diagnostiquent comme
une schizophrénie.

C’est au cœur de l’incroyable communauté de Kingsley Hall,
accompagnée pendant cinq ans par une exceptionnelle fraternité
humaine que Mary va entrer dans la folie et la traverser pour atteindre
la vérité, remonter aux sources de ses traumatismes et en revenir
guérie. Mary se révèle une artiste unique dont les oeuvres
picturales feront le tour du monde. Entre récit, traversée intérieure
et performance, la mise en scène fera la place aux émotions et à
la vision poétique. Le lit, le plancher, la peinture seront les
matériaux mouvants de cette traversée qui s’achèvera sur l’image
d’une Mary réconciliée.

Une création sonore originale nous plonge dans l’atmosphère
atypique de Kingsley Hall, faisant se croiser Les Beatles,
les réflexions de Joe Berke sur la psychiatrie et le piano de Ronnie
dans un « désordonnément » fructueux.

Vendredi 22 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Texte, interprétation et mise en scène : Estelle Bordaçarre

Collaboration artistique : Anne-Lise Maurice

Lumières : Jaco Bidermann/Eve Harpe

Compagnie Emoi .71

Michelle est là. Mais ne le sait pas. Elle marche sans marcher. Son
tabouret à la main. Elle est en quête. Elle cherche. L’endroit. Le
bon endroit pour son tabouret. Le bon endroit pour s’asseoir. Le
bon endroit pour attendre. Qui ? Quoi ? Elle tâtonne, elle hésite,
elle doute, s’emmêle dans son propre corps, nous embarque dans
son fatras de gestes minuscules, de bribes de sons, de mots. Mais
il n’y a rien. C’est alors presque à bout de souffle,
à bout de quête et par dépit que Michelle
va découvrir ce qu’elle ignorait jusqu’à ce jour : elle.

Michelle a été créé en mars 2005 par la comédienne et metteur en
scène Estelle Bordaçarre. Elle apparait une première fois sur la
scène du théâtre du Lierre aux côtés de la Cie du Théâtre du
Mouvement. Michelle, alors, questionne la croyance : faut-il croire
ce que nous voyons ? Ou voir ce que nous croyons ? Puis Michelle
décide de continuer sa route. En 2007, elle promène ses pas dans
….Rien, spectacle silencieux, au TGP de Saint-Denis. Là, elle
expérimente une succession de moments limites qui la placent à
la frontière entre ce qui est et ce qu’elle croit être. En septembre
2010, Michelle frappe à la porte, à nouveau. Dans ses mains,
jusqu’alors vides, ou pleines de rien, elle porte un sac et un
tabouret. Le sac restera sur le seuil… et c’est donc avec le
tabouret qu’Estelle Bordaçarre reprendra le voyage de Michelle
dans Rien. Michelle est un personnage à la lisière du clown, du
mime et de la danse.

E. Bordaçarre, metteure en scène de la Compagnie Emoi 71, puise ses sources artistiques et pédagogiques dans des expériences aussi diverses que le mime, la danse Buto, le théâtre gestuel et corporel, le chœur Tragique. Elle met l’accent sur le travail du choeur et du corps en mouvement.

Samedi 23 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Abilifaïe Leponaix

Texte : Jean-Christophe Dollé

Avec : Vanessa Ricci, Benjamin Tual, Clotilde Morgiève, J-C Dollé

Scénographie : Adeline Caron, Nicolas Brisset

Lumières : Cyril Hamès

Chorégraphie : Magali B.

Création sonore : Michel Bertier

Personne n’écoute les fous, pourtant leurs propos, s’ils sont parfois
incohérents, témoignent d’une réalité indubitable : la souffrance.

Le Théâtre doit leur redonner la parole.
Je suis donc allé à leur rencontre.
D’abord à travers des forums sur le net.
Puis j’ai rencontré des proches de malades.
Enfin je leur ai parlé, à eux, les fous.
Et j’ai vu des gens.
Pas comme les autres, certes, mais des gens.
Et de ces rencontres sont nés mes personnages.
Maxence s’enveloppe de film plastique parce qu’il a peur que son
corps ne se disloque ; Antoine écrit au président de la république
persuadé d’en être le conseiller ;
Soizic se cogne la tête pour faire taire ses voix et Ketty voit son
visage changer de forme dans son miroir.
Montrer la figure du fou sous l’angle de la souffrance, c’était le
moyen de rétablir un dialogue entre eux et nous.
C’était s’éloigner de tous les clichés véhiculés dans la presse.
C’était passer au-delà de la peur.
Parler de leur souffrance.
Une souffrance psychologique mêlée aux effets physiques des
médicaments, un tourment incessant qui pousse souvent au suicide.
Car, loin du mythe du psychopathe meurtrier, si le schizophrène
est dangereux, il l’est avant tout pour lui-même.

Jean-Christophe Dollé  : Après une licence de philosophie, il étudie le théâtre à l’école supérieure d’art dramatique de Paris auprès de Roland Bertin, Jacques Seiler, Danièle Lebrun, Didier Sandre, ou encore Laurence Bourdile et Françoise Seigner. Il écrit ses premiers textes pour le théâtre en 1993 (Cucurbitapepo ou la migraine du siècle). Quelques années plus tard, au sein de sa compagnie Fouic Théâtre, il crée Le killer, Blue.fr et Abilifaïe Leponaix qui reçoit le prix du public ADAMI 2010 à Avignon.

Autour du Festival 2013

Débat Paroles En Acte

Lundi 18 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Personnalités pressenties :
Sylvie Chenus, auteure, actrice, art thérapeute
Jean Gillibert, homme de théâtre, psychiatre, psychanalyste
André Grimaldi, Professeur en diabétologie
Muriel Roland, comédienne, pédagogue du théâtre

C’est un moment important que cette soirée consacrée aux
PAROLES EN ACTE, espace de débat et de réflexion que nous
avons instauré au fil des éditions de notre festival. Cette année,
nous nous interrogerons en présence de personnalités du monde
médical et du théâtre sur une question cruciale :

La médecine et le théâtre sont-ils une industrie ou un artisanat ?

La soirée sera ponctuée de lectures de textes de patients, de
textes sur la médecine, mises en espace par les élèves de l’ESAD,
sous la direction de Sylvie Chenus.

Elle sera suivie d’un débat public et éditée aux Editions de
l’Amandier.

L’ESAD – Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Paris
L’école propose une formation artistique et culturelle sensible à
toutes les formes théâtrales, au texte ainsi qu’au travail du corps à
travers le masque, le mime, le clown, la danse, etc. Chaque
promotion forme un groupe qui travaille dans l’esprit d’une troupe
constituée pour les trois années d’études.

Ouvert à tous, fabriqué par tous !

Samedi 23 novembre
Théâtre Victor Hugo 22h15
Clôture du festival

Cette année, en clôture du festival Auteurs en Acte 2013,
une soirée festive et surprise… à construire… par le public,
les participants aux ateliers de pratique amateur, tous ceux
qui ont quelque chose à dire, à lire, à chanter, à jouer, à
partager.
Ouvert à tous, fabriqué par tous !

Avec notre nouveau partenaire, Armel Louis, de la librairie
La lucarne des écrivains, grand agitateur d’écriture, à
travers ses soirées régulières et sa gazette autour des
auteurs d’aujourd’hui.

En prélude aux spectacles, des auteurs seront accueillis
dans des lieux associatifs au cours de réunions conviviales.
Ce sera l’occasion d’établir un dialogue nécessaire entre les
auteurs et le public.

L'Équipe du Festival

Direction artistique : Marcos Malavia & Muriel Roland

Presse et relations publiques : Laurenne Fabre – Léah Njeim

Accueil compagnies et public : Roselyne Geslot – Sarana Ngeth

irecteur technique : Alain Briand

Graphisme : Erick Priano

Le Festival est organisé par la compagnie SourouS
en collaboration avec le Théâtre Victor Hugo
et la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Bagneux.

Visuel Auteurs en acte 2013 © kinoprecair investigations

 

Partenaires du Festival