Festival 2015 - 19ème édition

« (Ré) écrire la ville »

« Et à l’aurore, armés
d’une ardente patience,
nous entrerons aux splendides villes. »

Arthur Rimbaud

Plongée dans les écritures dramatiques explorant les diverses manières d’écrire et décrire la ville d’aujourd’hui

Pour 2015, pour la XIXème édition d’Auteurs en Acte, nous poserons nos regards sur les écritures de la ville, là où se croisent les inquiétudes d’un quotidien tantôt immédiat, tantôt magique, radiographie de l’âme urbaine faisant familièrement écho à notre propre âme.

Faisant suite au décloisonnement des disciplines en 2013, nous souhaitons entendre et faire entendre les paroles de ceux qui sont enfermés ou séparés par le cloisonnement social. Entendre le concert des voix anonymes de nos villes trop souvent réduites à un silence assourdissant par le bâillon des mots désincarnés de la grande programmatique des métropoles et des idées toute faites. L’entendre dans le théâtre, lieu du récit incarné des singularités, des quartiers, des destinées ignorées.

Toutes les mythologies nous parlent d’un jardin originel que l’homme a quitté pour créer ce qui est peut-être son œuvre majeure, la ville, profondément associée à l’invention du métissage, de la créativité, du savoir-vivre ensemble dans la diversité, si bien nommé Urbanité ; mais aussi lieu de l’absurde, du chaos, Babylone de tous les dangers, jungle urbaine ….

Chantier humain tout à la fois exaltant et douloureux, inclusif et exclusif, la ville est inépuisable dans ses maux, comme dans ses mots, dans le florilège de questions poétiques et politiques qu’elle soulève et que le théâtre n’a de cesse d’interroger, ici comme ailleurs.

Marcos Malavia & Muriel Roland

Directeurs de la Compagnie SourouS

Les Spectacles du Festival 2015

Ouverture Vendredi 13 Novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Écriture, jeu et mise en scène : Bruno Boussagol
Co-réalisation : Nathalie Vannereau
Interprétation Bruno Boussagol (Marie-Line) , en alternance : Judith Raineau-Ristal, Louise Barbiéri et Max Koller (les enfants)
Conception et réalisation des costume : Servane Lespagnol-Bouillart, Odile Oziol
Conseillère à la chorégraphie : Dominique Lemarquis
Harmonisation et accompagnement piano :Arnaud Lauras
Vidéo : Michel Coste
Lumière : Pierre Levchin

Mais où va la vie Marie ?
C’est pas poli. Ça va où ça veut. Ça fait pas ce qu’on dit
Ça parle à la nuit ça rêve tout haut. C’est toujours vieille un acteur !
C’est dirigeable dans l’air léger et ça se déplace dans le temps. C’est un peu ça l’effacement…
La maladie d’Alzheimer est devenue un phénomène de société. Chacun qui vieillit, redoute ses symptômes tout en ne sachant pas comment « ça s’attrape ». Quand on est dedans, il semble que le passé s’oublie, les souvenirs, les amis, les parents et finalement le présent immédiat.
L’entourage est démuni, inquiet, découragé.
Nos « sentiments » sont de moins en moins des vecteurs d’empathie avec celle/celui qui souffre…
jusqu’à l’oubli même de cette souffrance. Au mieux, la personne « atteinte » devient une énigme existentielle : qu’est-ce que vivre s’il n’y a plus de pensée ? Au pire, elle est une sorte de déchet d’existence. Au point où nous en sommes, la société est comme ravagée par le phénomène.

Créée en1989, Brut de béton production a une approche du théâtre contemporain fondée sur l’exploration d’une écriture scénique spécifique. Elle engage la mise en scène comme écriture même du théâtre. Elle adapte pour la scène des textes non écrits pour elle. De Unica Zürn à Virginie Despentes, de Michel Houellebecq à Svetlana Alexievitch…
Elle produit et réalise des événements spectaculaires : Diagonale de Tchernobyl (Biélorussie, Ukraine), Ki-che-Achi (Guatemala), Cabaret Voyage (Suisse), Nuit de l’incertitude, Festival de la pensée, tournée des bistrots, Route Paradis (spectacle sur le chemin de Stevenson avec des enfants autistes), Ils sont fous de théâtre…

Spectacle élaboré à partir de textes écrits par les habitants de la tour Pasteur

Dimanche 22 Novembre
MMD 17h00

Mise en scène : Marcos Malavia
Chansons : Muriel Roland
Décor et Lumières : Erick Priano
Costumes : Kinga Kosakovska
Avec : Dominique Darcel, Marcos Malavia, Manel Moussaoui, Muriel Roland, Alexandre Salberg
Compagnie Sourous

Les travaux du Grand Paris Express contraignent la Tour Pasteur de Bagneux à prendre le large…Mais les murs ont des oreilles et même des yeux… Impensable pour nous, à la Compagnie SourouS qu’elle s’envole en emportant les souvenirs de tous les vécus qu’elle a abrités. Alors depuis deux ans, nous la faisons causer, cette
tour, par la bouche et la plume de ses habitants, de ses voisins, qui racontent, qui râlent, qui chuchotent, qui rigolent, qui inventent des histoires à dormir debout, ou à ne plus pouvoir fermer l’œil, dans ce mensonge vrai de la fiction qui délivre tant de vérité, ou dans cette fraîcheur vivifiante des perles de l’oralité. C’est tout un quartier

en émoi et en travaux qui chante et joue dans ce spectacle poétique, musical, drôle et émouvant où décidément, on aura tout vu, et même plus….
Des ascenseurs qui conduisent jusqu’au ciel, une drôle de Lucienne qui nous entraîne dans de drôles de cauchemars à la Hitchcock, des déménagements qui détricotent les couples, des chats super héros plus fort que les bulldozers, un vieil homme qui l’a construite de ses mains, la tour, quand il était encore gamin, des fantômes dans les placards et qui transpirent des murs, la ligne 4 prolongée jusqu’à la mer, et la Tour à Paroles en personne qui se demande avec une ferveur toute littéraire si Barbusse est bien à la Pierre Plate ou si ce ne serait pas Châteaubriand qui empêcherait le courrier
de Prévert d’arriver…

La compagnie SourouS, implantée à Bagneux depuis 20 ans, est co-dirigée par Muriel Roland et Marcos Malavia. Elle se consacre à la création de textes contemporains (plus de 20 créations). Elle développe régulièrement des actions artistiques au près de la population ainsi qu’un grand axe autour de la formation artistique. Elle a contribué notamment à la création de l’École Nationale de Théâtre en Bolivie.

DE KARIM MADANI (Éditions SARBACANE)

Dimanche 15 Novembre
Théâtre Victor Hugo 16h30

Adaptation et mise en scène : Corinne Méric
Avec : Nadine Emin Madrid, Franck Taponard et Corinne Méric
Scénographie : Stéphanie Mathieu
Création sonore : Eric Dutriévoz
Création musicale : High Tone
Création univers visuel : Erick Priano
Création lumière : Cristobal Rossier
Costumes : Anne Dumont
Production, diffusion ; Geneviève de Vroeg-Bussière
Costumes : Anne Dumont
Administration : Franck Peyhugonin
Production : Bande d’Art et d’Urgence
Co-productions : Théâtre de Givors, La Minoterie – Pôle Jeune Public à Dijon…

Le futur proche. Paris coupé en deux. D’un côté, les quartiers chics et aseptisés
de la Ville Haute, de l’autre, les bas-fonds de la Ville Basse. Clara Muller, adolescente, vit avec sa mère bioéthique dans la Ville Haute. Considérée par ses camarades de Lycée comme une FFO (Fille Frappée d’Opprobre), elle déverse dans son journal son mal-être et sa tentative d’exister au milieu du petit monde sans pitié dans lequel elle vit. La nuit, elle ferme les yeux et s’échappe de la réalité pour accompagner dans la Ville Basse le Vengeur Toxique, super héros un peu ringard, qui combat le crime et la came. L’arrivée au lycée de Karin Klimt, issue de la Ville Basse va bouleverser sa vie.
Seules contre tous, leur rencontre entrainera les deux adolescentes dans un voyage sans retour.

Nous sommes plongés dans l’univers mental d’une adolescente capable de se connecter aux différents flux de consciences de la ville. Clara Muller déverse dans son journal sa colère et son incompréhension d’un monde dans lequel elle ne trouve pas de place.
A travers ce témoignage de révolte, on entre dans l’univers d’une adolescente plutôt privilégiée qui se débat dans une société ultra-consumériste et aseptisée, une société qui isole et condamne les plus fragiles. Pour s’en échapper, Clara crée un monde illusoire auquel elle croira jusqu’à s’y perdre.

©photosearch

Né à Paris dans les années soixante-dix, Karim Madani a baigné depuis son plus jeune âge dans une culture américaine de polars, de comics, de films noirs, de jazz, de soul, de funk et de bandes originales de films. Journaliste free lance pour de nombreuses revues spécialisées dans les cultures urbaines et la musique afro américaine, il a collaboré à L’Affiche, RER, L’Écran fantastique, 5 Styles, Groove, Rap US et a été chroniqueur littéraire pour la Revue Inventaire Invention depuis sa création il y a dix ans. Il est auteur d’un recueil de chroniques urbaines (Fragments de cauchemar américain, 2005, Inventaire Invention), et de plusieurs romans : Hip Hop Connexion (2007, Sarbacane), Les Damnés du bitume (2008, Belfond), Cauchemar périphérique (2010 Philippe Rey), Le Jour du Fléau (Gallimard « Série noire », 2011), Le « journal infirme » de Clara Muller (Sarbacane,2012), Casher Nostra (Seuil – Roman Noir, 2013).

 
 
 

DE Jacques ELKOUBI

Mardi 17 novembre
Salle Léo Ferré 20h30

Lecture-mise en espace par l’auteur

De la fascination des corps à la fascination des mots, de la perte d’être chers à la recherche de sa place, deux êtres dont la rencontre est improbable, vont croiser une
galerie de personnages.
C’est une histoire d’amour-amitié, une histoire qui s’étale sur près de vingt-cinq années.
Hugo et Walter ont en commun d’être sans parents. L’un les perd par accident, l’autre a été abandonné. L’un a reçu l’amour et les mots, l’autre rien de tout cela.

Walter est un cœur sur pattes. Hugo est de la violence sur pattes. Deux êtres solitaires qui se rencontrent en foyer, partagent peu de temps ensemble, mais éprouvent un amour inversement proportionnel au temps partagé. Walter est un territoire d’accueil et de nourriture. Traducteur, il manie les mots. Hugo accepte les mots qui le transforment, puis s’échappe. L’un explore sa ville, le monde à la place où il est. L’autre parcourt la planète, de travaux en épreuves. Il a peur de franchir le pont tant redouté, de ne plus se reconnaître, ne plus être rien.

Après avoir travaillé à 8 ans comme chanteur à l’Opéra de Paris, comme danseur avec la Compagnie KOL AVIV, et étudié à l’École Nationale Louis LUMIERE en section Cinéma, Jacques ELKOUBI bifurque vers le théâtre, comme acteur et metteur en scène, préférant le rapport direct sans cesse renouvelé. Cet espace où l’on peut penser ensemble notre monde, trouver ce qui est singulier et ce qui nous relit. Une porte ouverte à tous.
Comme comédien, il a joué sous la direction d’Alain KNAPP (Escurial de GHELDERODE), de Guy-Pierre COULEAU (La forêt d’OSTROVSKI) et de Patrick HAGGIAG (La trilogie du Revoir de Botho STRAUSS). En tant que metteur en scène, il a monté par le passé : EERIPIDE, MOLIERE, BEAUMARCHAIS, GOLDONI, FEYDEAU, TCHEKHOV, ZWEIG, QUENEAU… Et fait un certain nombre d’adaptations.

 
 
 

Mercredi 18 Novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Poème dramatique
LIBREMENT INSPIRÉ DE LA VIE DE ROSA LUXEMBURG DE FILIP FORGEAU

MISE EN SCÈNE DE L’AUTEUR

Avec : Soizic GOURVIL
Lumières : Michaël VIGIER
Univers Sonore : Lionel HAUG
COMPAGNIE DU DÉSORDRE

En cette période troublée qu’est la nôtre, Filip Forgeau entreprend de faire résonner la voix de ROSA LUXEMBURG sur un plateau de théâtre…
Sa vie durant, Rosa Luxemburg n’a eu de cesse de dénoncer les nationalismes et la dérive guerrière jusqu’à son cruel assassinat – le crâne défoncé à coups de crosse et son corps jeté dans un canal – le 15 janvier 1919.
Bertolt Brecht, jeune poète de 21 ans écrivit alors : « Rosa-la-Rouge a disparu. Elle avait dit aux pauvres la vérité. Et pour cela les riches l’ont assassinée »…
Le destin tragique d’une femme exceptionnelle dans une période troublée par la montée du fascisme et des nationalismes exacerbés.

« Je me réveille parfois le matin avec la sensation merveilleuse d’avoir fait un très beau rêve, sans pouvoir me rappeler ce que c’était…
Dès que la possibilité m’en sera donnée, je m’empresserai de taper de mes dix doigts sur le clavier du piano du monde, et ça fera un beau vacarme ! Il faut, en tout temps, être un homme plus vaste ».
Rosa Luxemburg

Filip FORGEAU est un auteur, metteur en scène prolixe dans l’univers du théâtre. Il est également réalisateur, fondateur de la Cie du Désordre et de la manifestation Les auteurs vivants ne sont pas tous morts et directeur artistique de La Fabrique/saison culturelle de la ville de Guéret.

 
 
 

De Jean-Louis DEBARD

Jeudi 19 NovembreRetour
Salle Léo FerréRetour
20h30

Réalisation : Bruno Boussagol
Avec : Noémie Ladouce, Véronique Pilia, Patrick Gay-Bellile, Jean-Louis Debard et Bruno Boussagol
Avec la participation de : Marinette et Jean-Pierre Minne
COMPAGNIE BRUT DE BÉTON

Un Boeing 747 de la compagnie Trans-Afrique Airways immatriculé EI-CSY, en provenance de Casablanca, vol AT 764, arrivée prévue à Paris Orly à 4h15, s’est écrasé sur la centrale nucléaire du Blayais, située sur la commune de Braud et Saint-Louis, dans le département de la Gironde. Il y avait à son bord 2 pilotes- personnels navigants techniques – 4 hôtesses-stewart – personnels navigants commerciaux-,140 passagers dont 2 bébés. Il n’y a eu aucun survivant.
Sur scène un tribunal. Le Président mène les débats. Il y a la procureure, l’avocat et le prévenu. Une narratrice intervient une dizaine de fois pour commenter le procès et apporter des informations complémentaires nécessaires à la bonne compréhension de l’histoire.
Le Président ouvre la séance : « Aujourd’hui, samedi 3 novembre 2020, nous jugeons, au nom du Peuple français, l’Industrie électronucléaire française, représentée ici par Monsieur le Très Haut Commissaire à l’Energie Nucléaire Civile, Monsieur De Pressac François, Directeur Président du Très Haut Commissariat à l’Energie Nucléaire Civile, pour risque causé à autrui, non assistance à personne en danger, et homicide involontaire ».

Comédien, chanteur, metteur en scène, auteur, Jean-Louis Debard est au service du Théâtre depuis plus de vingt-cinq ans, principalement en Auvergne et en 2003 en Région Rhône-Alpes.
Il a joué les classiques (Shakespeare, Molière, Brecht, Musset, Courteline, Lorca), des auteurs contemporains (Novarina, Valletti, Vinaver, Benett, Sallenave, Chartreux). Il a participé à plusieurs aventures de création (Les Oiseaux de passage en Drôme, la Pélerine à Lyon) et le café-théâtre (les Contristes, Violette et le Député).
En tant qu’auteur, il a signé ou co-signé quelques textes pour le théâtre (Péclier et Fils, My Bussiness, Dieu et Moi, 12 leçons pour vivre un amour sans nuage), le théâtre Jeune Public, le théâtre d’entreprise, les sketches pour le café-théâtre, le théâtre de rue (Pôle Propre), de nombreuses chansons, ainsi que 2 scénarii pour la télévision.

 
 
 

Vendredi 20 Novembre
CSC Jacques Prévert 20h30

Mise en scène : Patrick Gay-Bellile
Dramaturgie : Laurence Cazaux, Patrick Gay-Bellile
Comédiens : Sylvie Amblard, Florence Bernard, Laurence Cazaux, Fabrice Roumier
Création sonore : Florian Allaire
Création vidéo : Pierre Levchin
Costumes : Céline Deloche

Cette création a reçu le soutien du Ministère de la Culture – DRAC Auvergne, de la Région Auvergne, du Conseil Général du Puy de Dôme et de la Ville de Clermont-Ferrand. Elle a été accueillie en résidence par le Centre Culturel le Bief, et la Cour des 3 Coquins à Clermont-Ferrand.

Le texte d’Alexandra Badea, dans sa forme, pose d’emblée un contexte fort : pas de lieu, pas de temps, pas de personnages, mais deux figures réduites à leur fonction, l’Evaluateur et l’Evaluée.
Rien ne dit d’ailleurs que ces deux-là soient vivants. Ils pourraient être morts depuis longtemps, évoqués régulièrement comme la mauvaise conscience d’une entreprise. Ils ne se parlent jamais, monologuent chacun de leur côté, obsédés par cette évaluation qui va changer leur vie. L’espace vide nous est apparu comme une évidence. Un espace vide dans lequel ne restent que les mots, le texte, comme un testament que viendraient lire des acteurs. Lire avec passion, jusqu’à l’incarnation. Alors les choses se dessinent : un espace vide, immense, qui fait paraitre petits les
humains qui s’y meuvent. Petits face au drame qui se prépare. Et puis au milieu, le texte. Ensuite les premiers mots : « Travailler plus. Travailler plus. Chaque jour. La réussite est possible ».
D’emblée, nous sommes dans le slogan, la consigne, le message. Le personnage qui ouvre ainsi le texte est l’Evaluée. Jeune cadre brillante, mais déjà laminée au moment où commence la pièce.
Laminée par son travail, par le stress lié à son travail, par son enfance marquée par l’obsession d’être la meilleure, comme le lui inculque son père.

© R. Boissau

Alexandra Badea Est metteur en scène, scénographe et auteur roumain. Née en Roumanie en 1980, elle suit une formation de metteur en scène à l’Ecole Nationale Supérieure d’art Dramatique et Cinématographique Caragiale à Bucarest. Depuis 2003, elle vit à Paris. Depuis 2005, elle est artiste associée à la Compagnie Europ’artes à Paris. Elle vient de recevoir le grand prix de
littérature dramatique 2013 du CNT pour sa pièce Pulvérisés.

 
 
 

exte et interprétation : MOCHÉLAN
Conception et mise en scène Jean-Michel Van den Eeyden
Musique & interprétation : Rémon JrRetour ligne automatique
Création vidéo : Dirty Monitor & Productions Nécessaires
Graphisme : Juliette DelpechRetour ligne automatique
Assistanat à la mise en scène : Camille Husson
Création lumières : Virginie Strub
Régie générale & vidéo : Christian François
Régie son : Steve Dujacquier
Dramaturgie : Olivier Hespel.

« J’suis à l’image de ma ville : jeune déjà trop vieux. ‘Je’ sans règle du jeu… un pur produit du feu ».

Cette histoire, c’est celle d’un jeune qui pourrait être celle de tous. Mochélan a grandi dans une ville industrielle en décrépitude, élue « ville la plus moche du monde » par le New-York Times.
Mochélan se lève pour dire, poétiser et malaxer cette matière urbaine. Sur scène avec le musicien Rémon Jr, le tout orchestré par le metteur en scène Jean-Michel Van den Eeyden, ils retracent la trajectoire d’une jeunesse qui se révolte, se débrouille, déballe ses tripes plutôt que de se laisser abattre. Le jeune auteur jette un regard lucide et mordant sur son environnement, mais aussi son propre parcours, sans réponse prémâchée.
Un parcours, qui avec ses accrochages, ses embardées, peut résonner chez tout un chacun, et rendre lisible des questionnements que l’on a tous à l’aube de l’âge adulte… Une proposition scénique qui s’enrichit d’une poésie sonore et visuelle qui permet de décoller du verbe.

© Leslie Artamonow

« On se pose les bonnes questions, on veut soigner nos poumons, guérir du mal de ce siècle ». Oui, il doit y avoir d’autres choix que de mordre la poussière – noire.
C’est autour de l’écriture et de l’univers du rappeur Mochélan que Jean-Michel Van den Eeyden a voulu créer “Nés Poumon noir”. Ce spectacle pose un regard empreint à la fois de tendresse et de mordant sur la ville de Charleroi, sa jeunesse, l’image salie dont elle souffre, contrebalancée par l’immense convivialité des humains qui la peuplent.
Mochélan, un jeune carolo viscéralement attaché à sa Ville, joue avec les mots, le rythme et les rimes, trouve le ton juste pour raconter son Pays Noir, accompagné sur scène de Rémon Jr, alternant entre nappes de clavier et rythmiques frénétiques…

Autour du Festival 2015

Débat Paroles En Acte
Lundi 16 novembre
Théâtre Victor Hugo 20h30

Nous avons demandé à Philippe Tancelin, poète-philosophe, d’être le maître d’œuvre de cette soirée composée d’interventions poétiques, d’un temps de réflexion suivi d’un débat public, entre des philosophes, des poètes, des artistes, des acteurs du monde associatif, autour de la ville que nous voulons construire demain et de ses résonances dans le théâtre.

Avec la participation

des comédiennes du groupe Saxifrages, Atelier de création théâtral d’habitantes du quartier de La Pierre Plate à Bagneux (actuellement en pleine rénovation urbaine consécutivement à l’arrivée du métro).
et des comédiens de la Compagnie SourouS
Philippe Tancelin est professeur émérite de l’Université Paris 8, où il enseigne la philosophie esthétique et dirigeait le département Théâtre. Il est également président de « l’internationale des poètes ». Il a opéré le choix d’une approche poétique de l’histoire et de la relation témoin-événement. Ses activités de recherche se concentrent autour de la question de l’oralité poétique. Il dirige de nombreux ateliers de création poétique transdisciplinaires.
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Samedi 21 novembre
Théâtre Victor Hugo 22h15

Florent Manevoh : Sax Soprano, Alto, Percussions

Francesco Di Carlo : Accordéon Chant

Gwen Celerin :Percussion, Chant

Loin des amplis inutiles ou mal réglés, nous clôturerons le festival avec une assemblée de musiciens qui sait déborder les cadres habituels de la f^ete et de notre façon de vivre la musique.

Danser seul(e) ou accompagné(e) jusqu’au bout du monde, c’est ce que nous promet la fanfare Kouzmienko en faisonner haut et fort les petites musiques intérieures de tous ceux qui viennent d’ailleurs comme d’ici, jusque dans nos villes.

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Organisée par les Amis du festival et les Adhérents de la Compagnie Sourous, la librairie accompagnera le festival avant et après chaque spectacle

L'Équipe du Festival

L’équipe du FESTIVAL 2015

Édition 2015 « (Ré) écrire la ville »

Direction artistique : Marcos Malavia & Muriel Roland

Presse et relations publiques : Alexandre Salberg

Accueil compagnies et public : Isabelle Gasparini, Hann Paanphum

irecteur technique : Alain Briand

Graphisme : Erick Priano

Le Festival est organisé par la compagnie SourouS
en collaboration avec le Théâtre Victor Hugo
et la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Bagneux.

Visuel Auteurs en acte 2013 © kinoprecair investigations

Partenaires du Festival