Festival 2020 - 22ème édition

Du 30 Janvier au 2 Février 2020, la Compagnie SourouS présentera la 22ème édition du Festival Auteurs en Acte

En ouverture, nous aurons avec PlayList une plongée dans les tubes chantés qui ont marqué l’adolescence de cinq chorégraphes, visité par l’intensité expressive du magnifique danseur Pedro Pauwels, un « habitué » du festival. Puis le 31 Janvier, le bouleversant spectacle percussif, bruité, sifflé, mimé d’Alexis Louis-Lucas, L’Utopie des arbres, qui nous parle de la transmission -des vieux grincheux et de celle des arbres-, comme de la condition dont dépend la persistance écologique de la planète.

Le samedi 1er février verra la présentation de trois Esquisses, pour la passionnante rencontre avec les processus en cours de l’invention scénique : comment habiter le monde sera l’objet de la méditation dansée de la chorégraphe Marie Jo Faggianelli, avec Ciel intermédiaire ; puis nous nous immergerons dans le conflit israélo-palestinien avec Yalla, de Sonia Ristic, sous forme d’apéro-texte ; enfin, nous nous interrogerons sur le thème de la place des femmes dans la science avec Qui a peur de Marie Curie ? de Willfried Bosch. Un après-midi qui s’annonce passionnant, plein de découvertes et d’échanges avec les artistes !

Le dimanche 2 février, Auteurs en Acte renoue avec sa tradition de réflexion et de débat, en s’associant à l’Université du Bien Commun porté par le Collectif culturel et philosophique Les Périphériques vous parlent pour un après-midi où alterneront performances artistiques et échanges, autour du thème Culture et biens communs. Nous aurons été préparés avec ferveur et humour à cette journée, par la bravoure poétique du corps harangueur et insolent de Marie Do Fréval, avec ses Tentative(s) d’Utopie Vitale et ses extraits de Paillarde(s), en prélude aux deux premières soirées… La même Marie Do Fréval qui nous fait l’honneur d’être cette année, notre drolatique oiseau de bonheur sur l’affiche du festival…

Encore une fois, Auteurs en Acte démontre qu’il aime la poésie qui retrousse ses manches, les artistes « jardiniers des possibles » (Marielle Macé), les inventeurs de nouvelles hospitalités, dont l’insatiable besoin à « installer sur la terre ce qu’ils ont rêvé ne connait pas de fin » (Mathieu Riboulet).
La Compagnie SourouS

Les Spectacles du Festival 2020

Conception et interprétation Pedro Pauwels

Ouverture Jeudi 30 Janvier Théâtre Victor Hugo 20h30

Chorégraphies : Hafiz Dhaou et Aïcha M’Barek, Eléonore Didier, Anthony Egea,
Jean Gaudin Sylvain Groud, Béatrice Massin, Fabio Lopez, Marcos Malavia.
Création Lumière : Emmanuelle Stauble
Création costumes : Marie-Christine Franc

Production : Association PePau
Coproduction : Théâtre Olympe de Gouge de Montauban
La Cie Pedro Pauwels est soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Occitanie, le Conseil Départemental du Tarn-et-Garonne, la Ville de Montauban et le Conseil Régional d’Occitanie.

Pour chaque partie de cette Play List, Pedro Pauwels a offert son savoir et sa plasticité d’interprète-auteur « caméléon » à des chorégraphes différents, chacun d’eux apportant LA chanson ayant marqué son adolescence. Dans cette Play List, L’organisation des pièces se fera au début de la représentation, par vote des spectateurs, tel un juke-box, une forme d’aléatoire…

Né en Belgique, Pedro PAUWELS, d’abord danseur (Jeune Ballet International de Cannes, Cie Karine Saporta, Cie Odile Duboc), s’engage dans la chorégraphie en 1991 avec la création de sa compagnie, où il réalise depuis une ou deux créations par an. Il s’implante en 2009 en Limousin, où il crée la première Biennale Nationale de Photographie de Danse, puis en 2018 en Occitanie. Il a été nommé en 2017 Chevallier des Arts et des Lettres.
Parmi ses récentes créations : Pliage(s) (2006), Libellule, Entre-Mains (2008), 24 minutes (2009) Sur le corps du monde, Spectre’s (2010), Versus, Sujets à vif, Une note de danse (2011), Duo (2014) avec Gaspar Claus, violoncelliste, Side(s)Mécaniques du présent (2017)
Nous l’avions reçu en 2016 avec son Solo Sors, ré-interprétation de La danse de la Sorcière de Mary Wigman, puis en 2019, avec Sens 1.

Vendredi 31 Janvier Théâtre Victor Hugo 20h30

Mise en scène : Pierre Yanelli

Compagnie Taxi-Brousse
Régie son et lumière : Aurélien Chevalier

Durée : 1h10 Théâtre à partir de 12 ans

Avec les soutiens de la région Bourgogne Franche-Comté, du département de la Côte d’Or – Saison Arts&Scènes 2019/2020, des villes de Dijon et Quetigny, de l’Artdam, du Réseau Affluences.

Un corps, une voix, du jeu, des personnages riches et variés, évoquant l’amour des arbres, la tendresse d’un môme pour les vieux Grincheux qui lui ont tant apporté. « Je pense que c’est en conservant notre amour enfantin pour les arbres … que l’on rend un peu plus probable la possibilité d’un avenir paisible et décent. » Georges Orwell
Fondée en 1996 à Quétigny, à côté de Dijon, par Alexis Louis-Lucas, percussionniste et comédien, la Compagnie Taxi-Brousse crée des spectacles qui s’articulent principalement autour de la parole et du témoignage : Comment calmer M.Bracke- Les entreprenant- La légende du puits-milieu- Métallos et dégraisseurs- De l’influence des aiguilles sur l’agitation des ventricules – Le monde était au lundi https://www.facebook.com/compagnietaxibrousse21/

La Cie Taxi Brousse avait enchanté le Festival Auteurs en Acte 2010 avec Métallos et dégraisseurs

De et avec Marie-Do Fréval

Extraits de Paillarde(S) et Tentatives d’Utopie(S) Vitale

Tout public à partir de 12 ans
Conseil artistique : Olivier Comte, Otomo, Julie Lefebvre, Alix Montheil, Perrine Faivre, Gualtero Dazzi.
Costumière : Irène Bernaud
Plasticienne : Magali Castelan
Régisseur : Philipe Pottier

En prélude à Playlist, un extrait de Paillarde(s), ou la prise de parole inattendue d’un vigile devant une salle de spectacle dénonçant la virilité sécuritaire. Un acte musical, paillard et subversif…

Et prélude à L’Utopie des arbres, une des Tentative(s) d’Utopie Vitale

Si nous avons invité Marie-Do Fréval en prélude aux deux premières soirées du festival avec deux extraits de ses spectacles, Paillarde(s) et Tentative(s) d’Utopie Vitale, c’est parce que qui mieux qu’elle peut témoigner par son travail de cette culture populaire, par tous et pour tous, à la fois critique, vitalisante, transformatrice, qui sera proposée à l’échange et au débat le Dimanche 2 février ?

En effet, Marie Do Fréval relève tous les défis : elle écrit, elle joue, elle jubile ; depuis 2009, sa compagnie Bouche à Bouche, implantée dans le 14ème arrondissement, propose des spectacles rassemblant un public populaire habituellement exclu des rendez-vous culturels proposés par la capitale. Elle y mène depuis 2003 un travail d’implantation dans les quartiers sensibles parisiens en compagnonnant avec les habitants. À la rencontre entre théâtre et arts de rue, une urgence à parler le monde, à repousser les cadres et s’inscrire dans l’espace public.

Samedi 1er Février Théâtre Victor Hugo De 19h00 à 23h

Proposition de trois esquisses ou projets-chantier par trois compagnies : un espace pour des travaux en cours d’élaboration, pour donner à connaître la saveur et la singularité des processus de création.

ESQUISSE 1 :

Ciel Intermédiaire
Conception Chorégraphie Interprétation : Marie-Jo Faggianelli
Regard extérieur : Jean-Christophe Boclé

Entre ciel et terre, une danseuse parcourt cet entre-deux, comme si elle cherchait à mesurer ce qui conduit l’un vers l’autre, le ciel et la terre.
Avec insistance : le motif du retour, incessant, entêté, vers le même point.
Comme s’il y avait là un espoir, une quête, elle parcourt cette étendue.
Comment habiter cet espace, le faire sien ?
Comment habiter le monde, son être ?
Ou se souvenant d’ Höderlin, elle se demande Comment habiter poétiquement le monde ?

ESQUISSE 2 :

Yalla !

De Sonia Ristic,
Mise en Scène Déborah Banoun

Sonia Ristic apprend par les témoignages de jeunes élèves, dans les classes des écoles UNRWA où elle anime des ateliers, que quelques mois avant son arrivée, le 15 mai 2011, lors de la commémoration de la Nakba, des milliers de Palestiniens de tous âges, enfants, adolescents et familles vivants dans les camps au Liban ont tentés de manifester pacifiquement et surtout symboliquement à la frontière libano-israélienne. Les manifestants ne sont pas armés, si ce n’est de drapeaux et de pierres. L’armée tire, il y a une douzaine de morts, plusieurs centaines de blessés.

ESQUISSE 3 : 

Qui a peur de Marie Curie

Wilfried Bosch Compagnie Les muettes Bavardes
De et mis en scène par Willfried Bosch
Avec : Giada Melley et Marion Monier

Qui a peur de Marie Curie, dépeint les années et le contexte de jeunesse de l’une des scientifiques les plus influentes de tous les temps et de sa sœur aînée Bronia, l’une des premières diplômées en médecine de la faculté de Paris. L’histoire de leur voyage initiatique, en une fin de XIXe siècle marquée par l’arrivée fracassante du genre féminin sur les bancs de l’Université française. Des combattantes que l’on surnommera les petites Don Quichotte

( Une Culture Par et Pour Tous)

paroles en acte

Dimanche 2 Février Théâtre Victor Hugo 16h30 à 20h

Clôture du festival

« Si la démocratie a un sens c’est du côté de ce partage résistant des dynamismes singuliers qui offrent à tous la même possibilité de vivre et d’être reconnu dans sa capacité de construire du futur. »
Marie José Mondzain

PAROLES EN ACTE
Culture et bien commun : une culture PAR tous POUR tous »

 

Auteurs en Acte renoue avec sa tradition d’échanges et réflexions en s’associant à :

l’Université du Bien Commun, fondée et portée par le Collectif culturel et philosophique
Les Périphériques vous parlent (Cristina Bertelli, Federica Bertelli, Yovan Gilles) pour un après-midi où alterneront performances artistiques (films, conférences gestuées, chansons, harangues, manifestes, danse…) et débats.
Animateurs-Modérateurs : Yovan Gilles et Muriel Roland
Intervenants : Lina Do Carmo, chorégraphe, chercheuse, danse et mémoire rupestre, Brésil ; Marie-Do Fréval, Cie Bouche à Bouche, Paris ; Collectif El Duende, Théâtre, Ivry ; Régis Hébette, Cie Public Chéri, L’Echangeur, Bagnolet ; Marcos Malavia, Cie SourouS, Auteurs en Acte, Théâtre du Vécu ; Fabrice Nicot, metteur en scène chercheur, Vaudou haïtien ; Michel Simonot, dramaturge, sociologue, La langue retournée de la culture ; Philippe Tancelin, poète, philosophe, Pr.émérite Université Paris 8 ; Nadia Vadori-Gauthier, chorégraphe, danseuse, chercheuse, Une minute de danse par jour, Le corps collectif ; Anatoli Vlassov, chorégraphe, danseur, chercheur.

« La culture populaire est celle qui produit le peuple auquel elle s’adresse et cette culture commence dans l’espace public, dans celui des rencontres, des voisinages, des échanges de signes de la reconnaissance mutuelle. Sans cette culture-là la circulation des œuvres n’est qu’un leurre. »
Marie José Mondzain

Paroles en Acte
Culture et bien commun : une culture PAR tous POUR tous »
Auteurs en Acte renoue avec sa tradition d’échanges et réflexions en s’associant à l’Université du Bien Commun, fondée et portée par le Collectif culturel et philosophique Les Périphériques vous parlent (Cristina Bertelli, Federica Bertelli, Yovan Gilles) pour un après-midi où alterneront performances artistiques (films, conférences gestuées, chansons, harangues, manifestes, danse…) et débats.
Animateurs-Modérateurs : Yovan Gilles et Muriel Roland

Intervenants : Lina Do Carmo, chorégraphe, chercheuse, danse et mémoire rupestre, Brésil ; Marie-Do Fréval, Cie Bouche à Bouche, Paris ; Collectif El Duende, Théâtre, Ivry ; Régis Hébette, Cie Public Chéri, L’Echangeur, Bagnolet ; Marcos Malavia, Cie SourouS, Auteurs en Acte, Théâtre du Vécu ; Fabrice Nicot, metteur en scène chercheur, Vaudou haïtien ; Michel Simonot, dramaturge, sociologue, La langue retournée de la culture ; Philippe Tancelin, poète, philosophe, Pr.émérite Université Paris 8 ; Nadia Vadori-Gauthier, chorégraphe, danseuse, chercheuse, Une minute de danse par jour, Le corps collectif ; Anatoli Vlassov, chorégraphe, danseur, chercheur.

« La culture populaire est celle qui produit le peuple auquel elle s’adresse et cette culture commence dans l’espace public, dans celui des rencontres, des voisinages, des échanges de signes de la reconnaissance mutuelle. Sans cette culture-là la circulation des œuvres n’est qu’un leurre. »
Marie José Mondzain

Entre ceux qui fréquenteraient « naturellement » les œuvres et le « non-public », considéré comme privé de culture, il y aurait un fossé qu’il faudrait combler en sensibilisant et facilitant l’accès à la culture POUR tous. Sans renoncer aux infrastructures et aux belles programmations qui irriguent notre territoire, il nous semble essentiel néanmoins de soutenir aussi les artistes qui suscitent une culture co-produite PAR tous, traversière du quotidien, à même de redonner à la relation – condition native de l’être humain -, sa puissance structurante sur le lien social par un véritable « partage du sensible », selon la formule de Jacques Rancière.

Il nous faut d’abord distinguer entre art et culture. S’il n’y a pas d’humanité sans culture, il ne saurait y avoir non plus d’art sans artistes, en nuançant toutefois que les artistes n’ont pas le monopole de la créativité. L’artiste est celui qui fraye des chemins inattendus dans le cadre de la culture, laquelle est toujours un ensemble de pratiques. Pour ce faire l’artiste s’invente un espace-temps, à travers ce qu’on est bien obligé d’appeler une ascèse, au sens non-religieux, c’est-à-dire un exercice perpétuel et singulier de réinvention de soi-même et de sa relation au monde, au prix d’un travail souvent acharné et précaire. Or, les politiques culturelles imposent trop souvent à la création de rythmer leur propre action, imposant aux producteurs de forme des préoccupations étrangères à l’activité artistique. Une instrumentalisation (l’art au service de….) s’ensuit, interférant, en la limitant, avec l’invention de la relation d’un artiste et d’un public.

La production de culture, considérée sous l’angle du bien commun, il s’agit de l’inventer au jour le jour, d’entrapercevoir ses formes présentes et passées. « Est créateur celui qui sait rendre l’autre créateur », la formule est belle, mais la pratique plus difficile à mettre en œuvre.

Soirée Festive et Dansante avec DJ

paroles en acte

avec : DansLaNuit AKA Gigi de Paris, qui accompagnera aussi vos textes et poèmes, si l’envie d’en dire vous prenait… DansLaNuit délie l’air du temps, enlace la note bleue, passages étourdissants, vinyles imprévisibles, et sons éponymes.
Doigts de fée pour cordes sensibles…

L'Équipe du Festival

Auteurs en Acte est organisé par la compagnie SourouS en collaboration avec le Théâtre Victor Hugo, Vallée Sud Grand Paris et la Direction de l’Action Culturelle de la ville de Bagneux

Direction artistique : Marcos Malavia & MurielRoland

Accueil compagnies et public : Roseline Geslot

Directeur technique : Jean-­Philippe Frankias

Graphisme : Erick Priano